
Un artisan du BTP ou de l'agencement doit afficher sur son site des mentions légales complètes (identité, RCS/Siren, TVA si assujetti, hébergeur), respecter le consentement aux cookies et informer sur ses formulaires de contact. Le devis de travaux, lui, doit détailler chaque prestation en quantité et en prix. Ces obligations conditionnent votre conformité et votre crédibilité aux yeux de Google comme des IA — mais toutes les « règles » qu'on vous vend ne sont pas obligatoires.
Vous avez fait faire un site vitrine, il tourne depuis deux ans, et vous vous demandez soudain s'il vous expose. Un confrère a reçu un courrier sur ses mentions légales. Un client a râlé sur un devis pas assez détaillé. Et quelqu'un vous a dit que sans mention de votre assurance décennale, vous étiez « hors la loi ». On va trier. Parce que sur un site d'artisan, il y a ce qui est réellement obligatoire, ce qui est simplement recommandé, et ce que des prestataires facturent sans que ce soit exigé nulle part.
Cet article passe en revue les mentions obligatoires d'un site d'artisan du BTP ou de l'agencement (segment que nous connaissons bien : c'est le métier de notre premier client externe, la Société Normande d'Agencement à Caen), avec pour chaque règle son périmètre et le risque réel. Objectif : décider, pas se faire peur.
Les mentions légales sont obligatoires sur tout site internet professionnel et doivent être facilement accessibles, que vous soyez entrepreneur individuel ou en société. C'est le socle : aucune exception n'existe pour un site d'artisan.
Le contenu varie selon votre statut. Si vous exercez en entreprise individuelle, la page officielle sur les mentions obligatoires du site d'un entrepreneur individuel impose : nom et prénom, adresse, la mention « entrepreneur individuel » ou « EI », le numéro RCS si vous y êtes inscrit, un e-mail, un téléphone, le numéro de TVA si vous y êtes assujetti, et l'identité de votre hébergeur.
Si vous êtes en société (SARL, SAS, EURL…), les mentions obligatoires du site d'une société sont plus nombreuses :
Ces règles sont en vigueur au moins depuis juillet 2023 et confirmées dans les pages mises à jour en 2026. Voilà pour les obligations légales d'un site internet d'artisan : identité claire, accessible en un clic. Ce n'est pas un détail décoratif. C'est aussi un signal de confiance que Google et les IA de réponse lisent — un site anonyme, personne ne le recommande. Nous détaillons cet enjeu dans notre article sur les mentions légales et la responsabilité du dirigeant.
L'assurance décennale est obligatoire pour la plupart des travaux de construction, mais aucune source officielle ne fixe précisément, à ce jour, la formulation exacte à afficher sur votre site avec un texte de référence daté.
Autrement dit : afficher votre assurance décennale sur votre site BTP est une bonne pratique commerciale forte — un client sérieux la cherche — mais nous ne pouvons pas vous citer un article de loi qui impose une mention précise sur la page web elle-même. C'est différent du devis et de la facture, où la mention de l'assurance et de sa couverture géographique est encadrée. Pour votre site, la prudence : indiquez le nom de l'assureur, le numéro de contrat et la zone géographique couverte, sans en faire une obligation légale que personne ne pourra vous confirmer par un texte.
Notre position : mettez-la, pas parce qu'un prestataire vous dit que c'est obligatoire, mais parce qu'un maître d'ouvrage qui hésite entre deux devis choisit celui qui rassure. Pour un artisan de l'agencement haut de gamme, c'est un argument de conversion, pas une contrainte administrative. En cas de doute sur la formulation exacte, votre assureur ou votre conseil tranchera pour votre situation.

Pour les travaux de dépannage, réparation et entretien du bâtiment, le devis doit comporter le décompte détaillé de chaque prestation et produit, en quantité et en prix. C'est le cœur de la règle sur les mentions obligatoires d'un devis BTP.
La page officielle sur le devis obligatoire et les activités concernées précise que chaque ligne doit indiquer la dénomination du produit ou de la prestation, son prix unitaire et ce à quoi il s'applique, plus les informations de base listées par l'arrêté du 24 janvier 2017 sur la publicité des prix dans le bâtiment.
Attention au périmètre, et c'est un point que beaucoup ratent : ce texte vise les prestations de dépannage, réparation et entretien. Il n'établit pas une obligation générale de devis chiffré ligne à ligne pour absolument tous les travaux de bâtiment. Selon la nature de votre chantier, d'autres règles peuvent s'appliquer. Ce qui reste vrai partout : un devis flou est un devis contesté. Le devis obligatoire et ses mentions bâtiment protègent aussi l'artisan, pas seulement le client.
Sur votre site, vous n'êtes pas tenu d'afficher publiquement une grille de prix. Mais si vous annoncez « devis gratuit sous 48 h », tenez-le : c'est un engagement commercial que Google indexe et qu'un client vous opposera.
Dès qu'un visiteur remplit votre formulaire de contact, vous collectez des données personnelles, et le RGPD s'applique. La règle de base est simple : la personne doit savoir qui collecte, pourquoi, et pendant combien de temps ses données sont conservées.
Le RGPD sur un formulaire de contact d'artisan impose au minimum une information claire à côté du formulaire : l'identité du responsable (vous), la finalité (« vous recontacter pour votre demande de devis »), et un lien vers votre politique de confidentialité. Ne demandez que ce dont vous avez besoin : un nom, un e-mail ou un téléphone, la nature du projet. Pas de case pré-cochée pour vous inscrire à une newsletter — le consentement doit être libre et distinct.
Les règles complètes (base légale exacte, durée de conservation type, mentions d'information exhaustives) dépendent de votre usage réel des données et méritent une vérification avec votre conseil. Ce qui est certain : un formulaire sans aucune information sur le traitement des données est un manquement. Et si vous utilisez ensuite ces contacts pour du démarchage, d'autres règles entrent en jeu — nous les détaillons dans notre article sur le RGPD et la prospection B2B par email.
Sur un site utilisant des cookies ou traceurs, l'utilisateur doit être informé et donner son consentement avant tout dépôt ou lecture, sauf pour les traceurs exemptés par l'article 82 de la loi Informatique et Libertés. C'est la position constante de la CNIL, confirmée en 2026.
Concrètement, la règle CNIL sur les cookies et traceurs distingue deux cas :
Bonne nouvelle pour beaucoup d'artisans : un vrai site vitrine sans obligation de bandeau cookies lourd, c'est possible. Si votre site ne fait qu'afficher vos réalisations et un formulaire de contact, sans Google Analytics ni pixel publicitaire, vous relevez potentiellement des traceurs exemptés. La CNIL détaille la marche à suivre dans son guide pour mettre son site web en conformité. Vérifiez ce que votre site charge réellement : c'est souvent l'outil de statistiques ou une carte Google intégrée qui déclenche l'obligation, pas votre contenu.
Si vous êtes assujetti à la TVA, votre numéro de TVA intracommunautaire fait partie des mentions de TVA obligatoires sur le site — il figure dans la liste des mentions légales, aussi bien pour l'entrepreneur individuel que pour la société.
Le piège concerne les artisans en franchise en base de TVA. Si vous n'êtes pas assujetti, vous n'affichez pas de numéro de TVA, mais vos devis et factures doivent porter la mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI ». Sur le site lui-même, la mention TVA n'est requise que si vous y êtes assujetti. Les cas d'exonération et leur formulation exacte dépendent de votre régime : votre expert-comptable est le bon interlocuteur pour votre situation précise. Ne recopiez pas la mention d'un confrère au régime différent.
Aucune règle réglementaire officielle spécifique ne fixe, pour la fiche Google d'un artisan, une liste de mentions obligatoires équivalente à celles du site. Les textes officiels portent sur le site internet professionnel, pas sur la fiche elle-même.
Ça ne veut pas dire que tout est permis. Ce qui vaut sur votre fiche Google Business Profile :
La fiche Google reste le premier levier de visibilité locale d'un artisan : c'est souvent elle qui apparaît avant votre site quand un client tape « agenceur Caen » ou « rénovation salle de bain [ville] ». Renseignez-la complètement, cohérente avec votre site, et laissez vos vrais clients laisser de vrais avis. C'est du démarchage en ligne autorisé et efficace, sans risque juridique.
Un mot sur la charge que tout ça représente. Rendre un site conforme, le tenir à jour, l'alimenter en contenu qui vous rend trouvable — c'est un travail régulier que peu d'artisans ont le temps de faire. C'est précisément ce que nous installons : le Moteur de Visibilité publie un article optimisé chaque jour ouvré, sur vos comptes, dont vous restez propriétaire. Ce site que vous lisez, upora.com, est lui-même produit par ce moteur.
Sur les points de fiscalité, de RGPD et d'assurance, l'application dépend de votre situation exacte : appuyez-vous sur les sources officielles citées et sur votre conseil pour votre cas.
Pour savoir où vous en êtes vraiment, commencez par un audit gratuit SEO & GEO de votre site : nous regardons ce que Google et les IA voient de vous, et ce qui manque pour être trouvé et cité. Ensuite, si vous voulez en parler, prenez un appel de 20 minutes — on vous dit ce que ça coûte en ordre de grandeur et ce que ça ne fait pas.
Vous conseillez des dirigeants ? Parlons partenariat.
Tout site professionnel d'artisan doit afficher des mentions légales accessibles : identité, adresse, RCS ou Siren, e-mail, téléphone, numéro de TVA si vous êtes assujetti et identité de l'hébergeur. Le détail diffère selon que vous exercez en entreprise individuelle (nom, prénom, mention « EI ») ou en société (dénomination, forme juridique, capital social, siège). C'est confirmé par les pages officielles service-public en vigueur en 2026.
Aucune source officielle ne fixe à ce jour une mention précise d'assurance décennale à afficher sur le site lui-même, avec texte de référence daté. C'est donc une bonne pratique fortement recommandée pour rassurer vos clients (nom de l'assureur, numéro de contrat, zone couverte), plutôt qu'une obligation web établie. La décennale reste par ailleurs obligatoire pour vos travaux et encadrée sur les devis et factures ; vérifiez la formulation avec votre assureur.
Pour les prestations de dépannage, réparation et entretien du bâtiment, le devis doit détailler chaque prestation et produit en quantité et en prix, avec dénomination, prix unitaire et ce à quoi il s'applique, plus les informations de base de l'arrêté du 24 janvier 2017. Ce texte ne crée pas une obligation générale de devis pour tous les travaux : le périmètre est précisé sur la page service-public dédiée.
Pas systématiquement. Le consentement préalable est obligatoire pour les cookies non exemptés (statistiques publicitaires, pixels, certaines configurations de Google Analytics), mais les traceurs strictement nécessaires sont exemptés par l'article 82 de la loi Informatique et Libertés. Un site vitrine qui affiche seulement vos réalisations et un formulaire, sans outil de suivi publicitaire, peut relever des traceurs exemptés : vérifiez d'abord ce que votre site charge réellement, comme l'explique la CNIL.

Fondateur — Expert IA & automatisation de workflow
Fondateur d'UPORA et dirigeant de plusieurs PME (ENEART, WEXEOR), Jérôme a construit le Moteur de Visibilité SEO & GEO pour ses propres entreprises avant de l'installer chez ses clients. Passionné d'IA et d'automatisation, il ne vend rien qu'il n'utilise pas lui-même.
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