
Un contenu entièrement généré par IA — texte ou image — n'est pas protégé par le droit d'auteur en droit de l'Union, car la protection suppose une création humaine. Vous pouvez généralement le réutiliser commercialement, mais ce droit d'usage dépend du contrat avec l'outil, pas d'une propriété automatique. Depuis le 2 août 2026, l'article 50 de l'AI Act impose de signaler certains contenus générés par IA ; votre responsabilité de dirigeant, elle, reste entière sur ce que vous publiez.
Vous avez publié un article rédigé avec ChatGPT et illustré par une image générée par IA. Question simple, réponse floue : est-ce à vous ? Pouvez-vous le vendre, le mettre en avant, l'imprimer sur une plaquette ? Et devez-vous écrire quelque part « contenu généré par IA » ? Le droit d'auteur du contenu IA est l'un des sujets où l'on trouve tout et son contraire. Voici ce que disent réellement les textes officiels en 2026 — et ce que ça change pour une PME de 5 à 50 personnes.
Un préalable honnête : ce sujet touche au droit. Nous vous donnons le cadre pour décider, pas un avis juridique sur votre cas. Pour une situation précise — un litige, un contrat de licence à négocier — parlez-en à votre conseil.
En droit de l'Union européenne, le droit d'auteur repose sur la création humaine. Un contenu intégralement produit par une IA — texte, visuel, vidéo — ne bénéficie donc pas de la protection par droit d'auteur : personne n'en est « auteur » au sens juridique. C'est le point que rappellent les sources officielles consultées, et c'est aussi la position affichée par le Parlement européen dans sa résolution du 10 mars 2026 sur le droit d'auteur et l'IA générative : les contenus entièrement générés par IA ne devraient pas être protégés.
Concrètement, pour la question « qui possède un texte écrit par ChatGPT » : personne ne détient de droit d'auteur dessus tant qu'il n'y a pas d'apport humain créatif suffisant. Cela ne veut pas dire que le fichier ne vous appartient pas matériellement, ni que vous n'avez pas le droit de l'utiliser. Cela veut dire une chose précise : vous ne pouvez pas empêcher un concurrent de reprendre un texte purement généré par IA en invoquant votre droit d'auteur, parce que ce droit n'existe pas sur ce contenu.
Le mot « propriété » brouille tout. Distinguez trois niveaux, parce qu'ils ne suivent pas les mêmes règles.
La question contenu IA et propriété intellectuelle se joue donc sur deux fronts en même temps : le statut du contenu (protégé ou non) et votre contrat avec le fournisseur. Les deux se répondent, mais ils ne disent pas la même chose.

Vous voulez réutiliser une image IA commercialement — sur une fiche produit, une brochure, une campagne ? La règle de départ est simple : les sources officielles consultées ne publient aucun barème ni tarif standard de licence d'images IA pour un usage professionnel. Votre droit de réutilisation dépend donc de trois choses : les conditions d'utilisation de l'outil, ce que votre plan (gratuit ou payant) autorise, et le statut juridique du visuel.
Prenons un cas concret et reproductible. Un cabinet de courtage veut illustrer dix pages de services avec des visuels générés par IA.
Résultat pour ce cabinet : usage possible s'il est sur un plan payant qui l'autorise, mais aucune exclusivité sur les images, et un contrôle humain obligatoire avant mise en ligne.
C'est le changement réglementaire concret de 2026. Les obligations de transparence de l'article 50 du règlement (UE) 2024/1689 (AI Act), adopté le 13 juin 2024, sont applicables depuis le 2 août 2026. La transparence des contenus IA prévue par l'AI Act en 2026 vise à ce que le public reconnaisse quand il interagit avec une IA ou lorsqu'un contenu a été généré ou manipulé par une machine.
Ce que le texte impose, selon les cas visés :
Le périmètre vise les fournisseurs et les déployeurs de certains systèmes d'IA, notamment interactifs et génératifs. Pour une PME, le point le plus utile est l'exception : le contenu d'IA n'a pas à être étiqueté dans les mêmes termes lorsqu'il a fait l'objet d'un contrôle humain ou éditorial suffisant dans les cas visés par le texte. Autrement dit, l'AI Act ne crée pas une obligation générale et immédiate d'afficher « contenu généré par IA » sur chaque page d'un site d'entreprise en dehors des cas de l'article 50.
Réponse directe : pas systématiquement, mais oui dès que vous entrez dans un cas visé par l'article 50 et que le contenu n'a pas été révisé par un humain. Les mentions de contenu généré par IA ne sont pas une case à cocher universelle sur toutes vos pages.
Deux situations typiques pour une PME :
Sur les sanctions d'un simple oubli de mention au 2 août 2026, les sources officielles consultées ne publient pas de barème spécifique. Nous ne vous donnerons donc pas de chiffre inventé : retenez que l'exigence est réelle, que son application dépend du cas d'usage, et que la révision humaine est votre meilleure protection.
C'est le point que l'on oublie le plus. Que le texte vienne de vous, d'un stagiaire ou de ChatGPT, la responsabilité du contenu IA publié en votre nom est la vôtre. Une IA qui invente une statistique, cite une source inexistante, reproduit sans le savoir un passage protégé ou affirme une contre-vérité sur un concurrent : c'est vous qui répondez de la publication.
Pour un cabinet d'expertise ou de conseil, l'enjeu est double, parce que ces sujets sont YMYL (Your Money or Your Life, les contenus qui touchent l'argent, le droit ou la santé et que Google et les IA évaluent plus sévèrement). Une erreur dans un article sur la fiscalité ou une clause, et c'est votre crédibilité qui trinque — pas celle de l'outil. Sur ce terrain, nos règles rejoignent celles du référencement des cabinets d'expertise en environnement YMYL : la vérification de première main n'est pas optionnelle.
Le plagiat de contenu IA sur un site d'entreprise mérite un mot. Une IA ne « comprend » pas qu'elle recopie ; elle peut restituer des formulations très proches d'une source existante. Si ce passage se retrouve sur votre site, le risque juridique est pour vous. La parade est simple : relecture, reformulation, et vérification des faits chiffrés avant mise en ligne.
C'est le principe que nous appliquons chez nous. Le Moteur de Visibilité publie un article optimisé chaque jour ouvré, appuyé sur des sources institutionnelles et professionnelles vérifiées, avec une relecture humaine avant publication — et le client reste propriétaire de son site, de ses comptes et de ses contenus. upora.com est lui-même produit par ce moteur : ce que vous lisez est la preuve.
Voici la check-list que nous vous conseillons de tenir, valable pour un texte comme pour un visuel.
Si vous confiez cette production à un prestataire, exigez la même rigueur — et la propriété de vos contenus. Les clauses à exiger d'une agence sur la propriété des accès et des données valent aussi pour les contenus produits en votre nom.
Audit gratuit SEO & GEO de votre site : nous regardons ce que vous publiez, si vos contenus sont vus par Google et cités par les IA, et où se situent vos zones de risque sur le contenu généré. C'est gratuit et sans engagement.
Ensuite, un appel de 20 minutes suffit pour décider si un système possédé, qui publie et vérifie à votre place, a du sens pour vous. On en parle en 20 minutes.
Vous conseillez des dirigeants ? Parlons partenariat.
L'application de ces règles dépend de votre situation. Pour un cas précis, appuyez-vous sur les sources officielles citées et sur votre conseil juridique.
UPORA — des systèmes qui travaillent à votre place.
Personne n'en détient le droit d'auteur tant qu'il n'y a pas d'apport humain créatif suffisant, car en droit de l'Union la protection suppose une création humaine. Vous pouvez généralement l'utiliser selon les conditions d'utilisation de l'outil, mais vous ne pouvez pas empêcher un tiers de reprendre un texte purement généré par IA en invoquant un droit d'auteur qui n'existe pas.
Non : une image entièrement générée par IA n'est pas protégée, pour la même raison que le texte — l'absence de création humaine. En revanche, si votre intervention dans la forme finale est libre et créative, cette contribution humaine peut être protégée pour sa part.
Oui, si les conditions d'utilisation de l'outil l'autorisent — souvent sur les plans payants, plus rarement en gratuit. Les sources officielles ne publient aucun barème de licence d'images IA pour usage professionnel : votre droit dépend du contrat, du statut du contenu, et vous devez vérifier qu'aucun visuel ne reproduit une marque ou une œuvre existante.
Pas systématiquement. Depuis le 2 août 2026, l'article 50 de l'AI Act impose de signaler certains contenus (chatbot, deepfake, texte d'intérêt public non révisé), mais prévoit une exception quand le contenu a fait l'objet d'un contrôle humain ou éditorial suffisant. Un article relu et validé par vous n'entre pas dans l'obligation dans les mêmes termes.
Le dirigeant qui le publie. Que le contenu vienne d'une IA, d'un salarié ou d'un prestataire, la responsabilité d'une erreur, d'un plagiat ou d'une affirmation fausse diffusée en votre nom reste la vôtre. La relecture humaine avant mise en ligne est votre meilleure protection.

Fondateur — Expert IA & automatisation de workflow
Fondateur d'UPORA et dirigeant de plusieurs PME (ENEART, WEXEOR), Jérôme a construit le Moteur de Visibilité SEO & GEO pour ses propres entreprises avant de l'installer chez ses clients. Passionné d'IA et d'automatisation, il ne vend rien qu'il n'utilise pas lui-même.
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