
Avant de confier votre visibilité à une agence ou à un freelance, exigez trois choses par écrit : la propriété des accès et des données (comptes Google, site, contenus à votre nom), une clause de réversibilité qui vous rend tout en cas de départ, et une répartition claire des responsabilités RGPD (article 28 du règlement (UE) 2016/679, applicable depuis le 25 mai 2018). Sans ces clauses, vous payez un service dont vous ne possédez rien — et vous restez responsable de ce qui est publié en votre nom.
Le jour où vous décidez de changer de prestataire, vous découvrez qui possède vraiment votre visibilité. L'agence part avec les identifiants Google Analytics. Le compte Search Console est rattaché à une adresse e-mail que vous n'avez jamais vue. Vos trois ans d'articles sont sur un CMS dont vous n'avez pas l'admin. Et le fichier de vos contacts prospects ? Personne ne sait précisément où il est stocké. C'est le moment où un contrat prestataire visibilité PME bien rédigé aurait tout changé — et où son absence coûte des semaines.
Cet article n'est pas un cours de droit. C'est la liste de ce que nous vérifions, nous, avant de laisser un dirigeant signer quoi que ce soit sur sa visibilité en ligne. Trois questions, trois clauses : à qui appartiennent les accès et les données, comment on récupère tout en cas de rupture, et qui répond de ce qui est publié en votre nom. Pour votre cas précis, faites relire le contrat par votre conseil ; ici, nous vous donnons le cadre pour décider sans vous faire peur.
Un bon contrat de sous-traitance marketing règle trois sujets que 90 % des devis d'agence passent sous silence : la propriété, la réversibilité, la responsabilité. Le reste — le nombre d'articles, le prix, le reporting — se négocie facilement. Ces trois-là décident si vous êtes propriétaire ou locataire de votre présence en ligne.
La confusion vient de là : un devis, un tarif de freelance et une fiche de poste ne décrivent pas la même chose, et aucun ne parle spontanément de ce qui vous reste quand le prestataire s'en va. Un dirigeant d'agence B2B qui prospecte entre deux livraisons n'a pas le temps de décortiquer 12 pages de conditions générales. Voici donc les points à isoler avant de valider :
La règle est simple à énoncer et rarement écrite : tout compte lié à votre activité doit être créé à votre nom, sur une adresse e-mail que vous contrôlez, le prestataire y étant ajouté comme utilisateur — jamais comme propriétaire. C'est valable pour Google Analytics, Search Console, Google Business Profile, un éventuel compte Google Ads, votre hébergement et votre CMS.
La question « à qui appartiennent les accès Google » n'a pas de réponse dans un texte de loi unique. Aucune règle officielle n'attribue automatiquement ces comptes à la PME ou au prestataire : cela dépend du contrat que vous signez et des conditions d'utilisation de chaque outil. Autrement dit, si le contrat ne le dit pas, c'est celui qui a cliqué sur « créer le compte » qui tient la clé. D'où l'exigence à poser d'entrée : la propriété des données du site internet, des comptes publicitaires et des accès administrateur reste à la PME, le prestataire disposant d'un accès délégué révocable.
Pour la propriété intellectuelle, même vigilance. Le RGPD ne règle pas la propriété du site, du logo, des textes, des photos ni du code. Les créations d'un prestataire ne vous sont pas automatiquement cédées : il faut une clause de cession de droits expresse, appuyée sur le code de la propriété intellectuelle. Sans elle, vous pouvez vous retrouver à payer un site dont vous ne détenez pas les droits d'exploitation complets. Exigez une cession écrite couvrant les contenus, la charte graphique, les développements spécifiques et les bases de données.
C'est un principe que nous appliquons à nous-mêmes : le client reste propriétaire de son site, de ses comptes et de ses contenus. upora.com est d'ailleurs produit par notre Moteur de Visibilité, et le site appartient à UPORA — ce que vous lisez est la preuve du modèle, pas une promesse.

La clause de réversibilité définit ce que le prestataire vous restitue, dans quel format et sous quel délai, le jour où le contrat prend fin. C'est la clause qui transforme une rupture douloureuse en simple passation. Sur le volet données personnelles, elle n'est pas optionnelle : elle est prévue par le RGPD.
Concrètement, à la fin du contrat, le sous-traitant doit — selon votre choix — soit supprimer toutes les données personnelles, soit vous les renvoyer, puis détruire les copies existantes, sauf obligation légale de conservation. C'est le point g du paragraphe 3 de l'article 28 du RGPD, détaillé par la CNIL. Cette obligation est applicable depuis le 25 mai 2018 et ne concerne que les données personnelles : elle ne couvre ni votre site, ni vos maquettes, ni vos comptes publicitaires. Pour ces éléments-là, seule votre clause de réversibilité contractuelle vous protège.
Une réversibilité prestataire SEO sérieuse précise donc :
La résiliation d'un contrat d'agence SEO se prépare à la signature, jamais au moment du conflit. Un contrat sans clause de sortie propre, c'est une dépendance déguisée en service.
Dès que la prestation touche des données personnelles — formulaires, cookies, CRM, e-mailing, analytics, fichier prospects — le prestataire est votre sous-traitant au sens du RGPD, et un contrat écrit conforme à l'article 28 devient obligatoire. Ce n'est pas une recommandation : c'est le droit applicable depuis le 25 mai 2018 en vertu du règlement (UE) 2016/679, dont la CNIL précise les modalités de sous-traitance.
Un sous-traitant, ici, est le prestataire qui traite des données personnelles pour votre compte et selon vos instructions. Le contrat doit préciser l'objet, la durée, la nature et la finalité du traitement, le type de données, les catégories de personnes concernées, et les obligations de chacun. À l'inverse, ces obligations ne s'appliquent pas à une prestation sans aucune donnée personnelle : une pure création graphique ou un traitement anonymisé de façon irréversible sort du champ.
Les obligations que votre prestataire doit accepter par écrit, au titre de l'article 28 :
Un point que beaucoup de dirigeants découvrent trop tard : la responsabilité au titre du RGPD du sous-traitant existe, mais vous restez l'acteur central vis-à-vis de vos clients et de la CNIL. La qualification dépend des faits réels, pas de l'intitulé « agence » sur le devis. Le contrat doit donc répartir les rôles noir sur blanc. Et sur ce que le prestataire publie en votre nom — un article, une page, une prise de position — la responsabilité du contenu publié sur le site de votre entreprise reste largement la vôtre : c'est votre marque qui parle.
Avant de valider un contrat de sous-traitance marketing, passez chaque point de cette liste. Si le prestataire hésite sur l'un d'eux, vous avez votre réponse.
Ces vérifications ne coûtent rien à poser et vous épargnent le scénario du départ où tout est verrouillé ailleurs.
Le choix entre une agence, un freelance et un système que vous possédez ne se tranche pas sur le prix affiché, mais sur ce qu'il vous reste dans deux ans. Une charge récurrente que vous payez chaque mois sans rien capitaliser n'est pas la même chose qu'un actif — des contenus, des comptes, une visibilité — qui vous appartient.
Avec une agence ou un freelance, la propriété et la réversibilité dépendent entièrement du contrat que vous signez. Bien rédigé, il vous protège. Mal ficelé, il crée une dépendance : vos accès, vos mots de passe et votre historique restent chez un tiers. C'est exactement ce point qui a fait basculer ENEART, centre de formation du groupe TAURION, d'une agence SEO vers un moteur interne : reprendre la main sur ses accès et ses contenus.
Notre position, assumée : pour une PME de 5 à 50 personnes qui publie régulièrement, un système possédé — accès, données et comptes à votre nom, contenus produits dans votre voix — vaut mieux qu'une prestation dont vous ne détenez rien. La condition qui la ferait changer : si votre besoin de visibilité est ponctuel, un one-shot pour un lancement par exemple, la question de la propriété au long cours pèse moins. C'est le raisonnement que nous appliquons chez nos clients externes comme la Société Normande d'Agencement, à Caen, où le site et les comptes restent entre les mains du dirigeant.
Vous ne savez pas si votre contrat actuel vous laisse propriétaire, ni si votre site est seulement visible par les IA ? Commencez par un audit gratuit SEO & GEO de votre site : nous regardons ce que vous possédez vraiment et ce qui est vu par Google et les moteurs de réponse. Ensuite, si c'est utile, nous en discutons lors d'un appel de 20 minutes — sans engagement. Pour votre situation juridique précise, faites relire vos clauses par votre conseil et appuyez-vous sur les ressources officielles de la CNIL.
Vous conseillez des dirigeants ? Parlons partenariat.
UPORA — des systèmes qui travaillent à votre place.
Vérifiez d'abord la propriété des accès et des données : les comptes Google Analytics, Search Console, l'hébergement et le CMS doivent être créés à votre nom. Contrôlez ensuite la présence d'une clause de cession de droits sur les contenus et le code, d'une clause de réversibilité qui vous rend tout à la fin, et d'un contrat conforme à l'article 28 du RGPD pour le traitement des données personnelles. Si le prestataire hésite sur l'un de ces points, c'est un signal.
Aucun texte de loi n'attribue automatiquement les comptes Google à la PME ou au prestataire : la propriété dépend du contrat signé et des conditions d'utilisation des outils. En pratique, exigez que chaque compte soit créé sur une adresse e-mail que vous contrôlez, le prestataire y étant ajouté comme utilisateur délégué et non comme propriétaire, pour pouvoir révoquer son accès à tout moment.
Selon l'article 28, paragraphe 3, point g du règlement (UE) 2016/679, applicable depuis le 25 mai 2018, le sous-traitant doit, à la fin du contrat et selon votre choix, supprimer toutes les données personnelles ou vous les renvoyer, puis détruire les copies, sauf obligation légale de conservation. Cette obligation ne couvre que les données personnelles : pour votre site, vos contenus ou vos comptes publicitaires, c'est votre clause de réversibilité contractuelle qui doit tout prévoir.
La résiliation propre d'un contrat d'agence SEO se prépare dès la signature, via une clause de réversibilité qui liste les livrables restitués, leur format exploitable, un délai de restitution et un justificatif de suppression des copies. Sans cette clause, vous risquez de partir sans vos contenus, sans vos accès et sans votre historique. Vérifiez aussi que la sous-traitance en cascade (hébergeur, freelance, outils tiers) était soumise à votre autorisation écrite, comme l'exige l'article 28-2 du RGPD.

Fondateur — Expert IA & automatisation de workflow
Fondateur d'UPORA et dirigeant de plusieurs PME (ENEART, WEXEOR), Jérôme a construit le Moteur de Visibilité SEO & GEO pour ses propres entreprises avant de l'installer chez ses clients. Passionné d'IA et d'automatisation, il ne vend rien qu'il n'utilise pas lui-même.
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